Google a déployé deux mises à jour majeures en mars 2026 : un Spam Update le 24 mars, suivi d'une Core Update du 27 mars au 8 avril. Les sites ayant produit massivement du contenu IA sans valeur ajoutée humaine ont enregistré des baisses de visibilité jusqu'à -71%. À l'inverse, les contenus s'appuyant sur des données propriétaires et des signaux EEAT solides ont progressé de +22% en moyenne.

Une Core Update est une mise à jour majeure de l'algorithme principal de Google. Elle réévalue en profondeur la pertinence et la qualité des contenus indexés, sans cibler d'infraction technique précise. Un Spam Update, à l'inverse, cible des comportements explicitement contraires aux règles de Google : liens artificiels, contenu dupliqué, pages satellites. En mars 2026, les deux mises à jour se sont déployées à 72 heures d'intervalle, ce qui a amplifié l'impact pour les sites cumulant les deux types de faiblesses.
Google ne déploie jamais ses mises à jour par hasard, et le calendrier de mars 2026 ne fait pas exception. En l'espace de 3 jours, deux signaux algorithmiques distincts ont frappé le web français simultanément, avec des effets qui se sont superposés pour les sites les plus fragiles.
Le 24 mars, Google a déployé un Spam Update, bouclé en moins de 24 heures. Sa cible : les sites cumulant un contenu de faible qualité et un profil de liens douteux. Ce type de mise à jour agit comme un premier filtre. Elle ne réévalue pas la qualité éditoriale des contenus, elle élimine les signaux les plus grossiers : liens artificiels, pages satellites, contenu dupliqué à grande échelle.
3 jours plus tard, le 27 mars, Google lançait sa première Core Update de l'année. Le déploiement s'est étalé sur 12 jours, pour s'achever le 8 avril 2026. Contrairement au Spam Update, une Core Update ne cible pas des infractions techniques. Elle réévalue en profondeur la valeur réelle des contenus : pertinence, expertise démontrée, utilité pour l'utilisateur.
Conseil : Ne sur-réagissez pas face aux résultats des dernières semaines. Les sites qui résistent aux Core Updates sont ceux qui ont construit, dans la durée, un corpus de contenus utiles et structurés. C'est un travail de fond, pas une réponse d'urgence.
Pour les sites qui cumulaient contenu faible et profil de liens fragile, les deux mises à jour se sont superposées en moins d'une semaine. C'est le premier réflexe à avoir avant d'engager la moindre correction : distinguer ce qui relève du Spam Update de ce qui relève de la Core Update, car les leviers d'action ne sont pas les mêmes.
3 semaines après la fin du déploiement, les données de terrain dessinent un portrait-robot clair des sites touchés et des sites qui ont progressé. Ces chiffres sont issus d'une analyse de JetDigitalPro portant sur 600 000 pages web, des signaux terrain, pas des certitudes absolues.
Ce n'est pas l'usage de l'IA qui est sanctionné en tant que tel, c'est l'absence de signature humaine vérifiable sur le contenu produit.
Ce qu'on voit ici, c'est que Google ne récompense pas le volume, il récompense la légitimité, un élan pris il y a 3 ans avec le renforcement des critères EEAT. Un site e-commerce avec 500 fiches produit rédigées par IA sans signal d'expertise sera systématiquement défavorisé face à un site institutionnel avec 50 pages denses, signées et sourcées.
Une baisse de visibilité post-update n'appelle pas une réaction dans l'urgence. Elle appelle un diagnostic méthodique, suivi d'ajustements ciblés.
Lors de votre audit, posez-vous trois questions pour chaque page touchée :
Les pages qui ne passent pas ce filtre ont trois options : être enrichies, être fusionnées avec une page plus solide, ou être dépubliées.
Un contenu produit avec l'IA mais retravillé, enrichi de données réelles et signé par un expert n'est pas pénalisé. Ce qui l'est, c'est le contenu IA en volume, sans style identifiable, sans point de vue, sans ancrage terrain.